C’est une nouvelle découverte attrayante que nous vous proposons cette année, au coeur de Lavaux, agrémentée d’un concert revigorant.

Au menu tout d’abord, une Visite guidée du bourg de St-Saphorin, sous la direction de Bruno Corthésy, historien de l’art formé à l’UNIL. Il a dirigé l’ouvrage « Les bâtisseurs de Lavaux », paru en 2019 et l’ouvrage « Lavaux. Patrimoine bâti » édité en 2022 par la Société d’histoire de l’art en Suisse.

Visite guidée de l’église de St Saphorin. Remarquable édifice du début du XVIème siècle, cette église s’élève à l’emplacement d’une riche villa gallo-romaine. Son histoire nous offre de précieux jalons pour la compréhension des origines de la présence des évêques de Lausanne en Lavaux, processus dans lequel St-Saphorin a joué un rôle clé. Nous serons guidés dans cette visite par Laurent Auberson, lauréat de notre prix Jean Thorens. Il travaille aujourd’hui comme traducteur spécialisé, historien et archéologue indépendant. Auteur de plusieurs contributions sur les cultures en terrasse dans le Lavaux et l’influence des évêques de Lausanne comme artisans de ce paysage viticole.

Le repas de midi se tiendra à Rivaz que nous atteindrons à pied. Le retour se fera avec le petit train Lavaux panoramique.En deuxième partie d’après-midi, nous nous retrouverons au caveau des Vignerons pour un hommage à Jean Villard Gilles. Tout d’abord avec une brève accroche de notre membre d’honneur Gilbert Coutaz, qui nous parlera de Gilles et St Saphorin et qui nous présentera le livre à paraître prochainement: « Jean Villard Gilles. Journal personnel. Oscillation de l’âme entre certitude et doute » . Suivra un concert de nos membres Michel Fuchs et Christian Baur. L’occasion rêvée de redécouvrir les chansons du plus parisien des vaudois et leurs textes intemporels, pleins de poésie et de subtilité.La journée se terminera par un apéritif offert par la commune de St Saphorin.

Saint-Saphorin

La découverte en 1893 d’un certain nombre de pilotis, à quelque distance du rivage, ne permet pas d’affirmer l’existence, entre 1500 et 600 avant notre ère, d’un village lacustre. L’histoire de Saint-Saphorin commence donc à l’époque romaine, comme la plupart des localités du bord du lac. De cette époque, Saint-Saphorin peut se vanter de posséder une pierre milliaire. L’inscription qu’elle porte nous permet d’en fixer la date en l’an 47 de notre ère.

Au Moyen Age, Saint-Saphorin est souvent appelé Glérolles, alors qu’à l’époque romaine la localité était désignée par Glerula. Il est dit aussi que l’agglomération de Glérolles fut dévastée par les eaux de l’éboulement du Tauretunum et totalement détruite. L’évêque Marius décida de reconstruire l’église plus haut et la dédia à saint Symphorien, qui donna son nom à Saint-Saphorin.

Bourg historique, Saint-Saphorin est fait tout d’un bloc ou presque, de bâtisses serrées les unes aux autres, comme pour mieux faire place à la vigne qui les entoure. On y remarque son église, son peuplier, son auberge et le château de Glérolles.

Ce vieux bourg a toujours été un refuge pour poètes, chansonniers, écrivains, peintres. : Paul Budry, Lélo Fiaux, Charles-Albert Cingria, Géa Augsbourg. Ils ont fait de ce lieu magique un petit centre culturel. Jusqu’à sa mort en 1982, Jean Villard-Gilles y habita une petite maison où il aimait recevoir ses amis, dont Jacques Brel avec lequel il partageait parfois… une partie de cave.