En marge d’une exposition Le 20 mars prochain, le prof. Contarini, collègue de l’Equipe de recherche Damoclès à UNIGE, organise à l’UNIL un colloque sur la question des droits des femmes dans l’horlogerie.
Du 9 mars au 29 mai 2026, Espace d’exposition, Bâtiment Anthropole, Université de Lausanne. Librement accessible.
Un règlement de 1749/51, dont une copie était exposée à l’Espace Horloger de la Vallée de Joux, interdisait aux femmes d’exercer le métier d’horloger, les cantonnant à des tâches productives accessoires et/ou potentiellement nuisibles pour la santé. Ce document constitue le point de départ d’une réflexion sur les formes d’exclusion et la construction historique des rapports de genre dans le travail.
En mai 2025, le BDFIL a présenté un œuvre collective intitulée « Clock Fiction : la Vallée des horlogères », réalisée en collaboration avec l’Espace Horloger. 20 artistes de bande dessinée contemporain·es ont revisité ce règlement, chacun et chacune sur une planche, pour le subvertir, l’illustrer, le condamner ou le détourner.
Grâce au soutien financier de la FDCA et de la PlaGE, cette même œuvre sera exposée à l’UNIL de la première semaine de mars 2026 à la fin du mois de mai 2026. Cette exposition propose aussi une immersion dans les origines de la production horlogère imaginée par l’Espace Horloger de la Vallée de Joux. Le long d’une promenade, il retrace l’histoire de sa région et de son industrie, révélant l’évolution et la modernisation qui font aujourd’hui sa renommée.
Artistes : Manal Achaoui, Léandre Ackermann, Hervé Bourhis, Marion Brand, Cy, Dora Formica, Michael Furler, Alix Garin, Stefan Haller, Jehan Khodl, Clara Lodewick, Juliette Mancini, PanpanCucul, Tania Perez, Alessandra Respini, Manon Roland, Loïc Sécheresse, Vincent Sorel, Fanny Vaucher, Pierre Wazem.
L’exposition est complétée par une Demi-journée d’étude, qui réunira historiennes et historiens, juristes et spécialistes des études de genre et qui se terminera par un vernissage public. Cette rencontre aborde les relations entre l’histoire du travail, l’histoire du droit, l’égalité et l’exclusion féminine, ainsi que la vulgarisation de ces recherches.
L’objectif de cette rencontre – ouverte au public – est de faire connaître les intersections interdisciplinaires possibles et le potentiel du dialogue des juristes, des historien.nes et de l’art, en soulignant particulièrement le fait que la réinterprétation artistique de ce règlement historique constitue, à sa manière, une contribution importante au développement du contenu de notre droit aujourd’hui.
Voir l’affiche et le programme.